C’est par une belle journée de mars … enfin je crois, je n’ai absolument aucun souvenir de la météo, que j’ai décidé de me lancer un petit défi : ne pas consommer de sucre pendant un mois.

En lisant ces premiers mots, tu te dis qu’il s’agit globalement d’une idée de merde et je ne pourrais qu’opiner devant un tel constat.

Pourquoi ? Oui, vraiment pourquoi ?

Après avoir fait des efforts pour transformer ma manière de m’alimenter dans l’unique but de devenir votre #fitgirl préférée, j’ai laissé quelques mauvaises habitudes s’installer dans ma routine.

Quelles mauvaises habitudes ? Grignoter entre les repas, des trucs à base de sucre principalement, genre du chocolat.

Je suis le premier à relayer les articles qui expliquent que manger du chocolat quotidiennement c’est bon pour la santé. Je n’en ai trouvé aucun qui dit que 100 grammes de chocolat quotidien, entre autres, soit la juste quantité. Après avoir allègrement profité de ce régime idéal pour mon palais pendant plusieurs semaines et constaté que j’avais quitté mon poids de forme avant le semi de Paris, j’ai donc décidé d’y mettre un terme.

L’objectif : me défaire de mon addiction au sucre pour pouvoir revenir à un rythme de consommation plus raisonnable.

J’avais aussi envie de réaliser le défi en lui-même.

Comme beaucoup d’entre vous le savent, je bois peu car souvent en prépa, mais arrêter l’alcool ne relève pas du tour de force pour moi vu ma faible appétence à cet égard. A l’inverse je suis très gourmand, et je me suis dit que complètement arrêter le sucre serait un vrai challenge.

Les règles du jeu ? 

– non – 

Du 13 mars au 13 avril 2017 je me suis fixé de ne pas manger d’aliment contenant du sucre. Je visais le goût sucré plutôt que les glucides en général.

Oubliez les gâteaux, chocolats, soda, bonbons et autres merveilles. En revanche pâtes, pain, riz sont toujours là.

J’ai également évincé les fruits, toujours pour éviter le goût du sucre, sauf les fruits à coques, les tomates ou les avocats (oui je vous vois venir avec bande de génies, je sais qu’ils sont considérés comme des fruits).

– le timing n’a pas toujours été très bien choisi – 

Ça a marché ?

On va couper tout suspens, surtout que finalement ce n’est pas le plus intéressant.

OUI, j’ai réussi à ne consommer aucun des aliments interdits pendant un mois.

Evidemment, c’était dur.

Pendant cette petite diète, on m’a demandé par quoi j’avais remplacé le sucre. Je n’avais pas vraiment réfléchi à cette question avant et du coup il a fallu que je trouve des astuces pendant. Je crois que c’est la recherche de ces ajustements qui m’a un peu compliqué la tâche.

En revanche, je pense être très loin d’avoir réussi à me défaire de mon addiction au sucre.

En effet, je ne suis devenu que plus réceptif aux tentations, augmentant ainsi la frustration. Quand je voyais des sucreries j’en voulais. A la télé, sur une table, dans une vitrine. Partout.

Comment est-ce que ça a changé mon quotidien ?

Arrêter de manger du sucre m’a obligé à arrêter ma dose quotidienne de sucre à travers le grignotage. Mais il fallait aussi que je supprime le sucre inclus dans mes repas.

A commencer par le petit-déjeuner.
Ça faisait plusieurs mois que mon petit-déjeuner consistait en des tartines de Nutella ou deux bols de céréales avec du lait.

Je suis donc passé au petit-déjeuner salé, composé majoritairement de pain complet, d’avocats, de poulet, d’œufs ou de riz. Pas tout à la fois je vous rassure.

– de la côte de bœuf au petit-déj’ ? oui c’est possible, gros avantage du salé ! –

Je me suis également posé la question de la présence de sucre dans les aliments manufacturés. Mis à part les sucrerie, j’en consomme peu, ce qui est une chance. J’ai donc simplement dû changer de pain de mie. Même si en y pensant maintenant ça me parait évident, j’étais surpris sur le coup pensant que le pain c’était de la farine, de l’eau et du sel. J’achetais pourtant du pain au 7 céréales, pas du pain blanc donc, mais j’ai découvert que la 2e céréale c’est le sucre.

La plus grosse difficulté fut finalement de devoir me passer de dessert, de cette petite, ou grosse, note sucrée qui termine quasiment chacun de mes repas. J’ai fini par remplacer mon fruit après le dîner par une carotte.

 Il faut enfin compter tous ces moments entre amis où il y a des choses sucrées à manger.

Au niveau des ajustements, j’ai fini par consommer beaucoup de fruits à coques, ce que je ne faisais pas avant.

Le besoin de sucre s’est également fait largement sentir après les longues séances de sport, notamment en week-end. Compliqué de ne pas avoir un Coca ou un gâteau après une sortie longue ou 100km de vélo. J’ai compensé en mangeant du riz ou des chips. On va être honnête, je sais que les chips ce n’est pas une alternative healthy, mais il y a certains moments où j’ai simplement besoin de rattraper des calories.

Le bilan
Côté positif

J’ai perdu du gras, ce qui se confirme par un simple check visuel.
Niveau chiffres, je pesais 72kg et quelques la veille du semi-marathon de paris, soit le 4 mars. Le 15 avril la balance affichait 67kg et quelques.

Il faut également mettre ça en corrélation avec le fait que j’ai commencé à faire du vélo tous les jours dans la même période.

De plus, si je n’ai pas coupé l’addiction, je me sens prêt à repartir sur des bases plus raisonnables.
Si reprendre le sucre en plein week-end de Pâques fausse un peu ma reprise raisonnée. Je me sens plus capable de ne pas céder à chaque fois à la tentation.

– Je ne vous cache pas que j’ai été bien incapable de faire mon fractio derrière ce goûter du lundi de Pâques –

Côté négatif

Ne pas manger de sucre du tout s’est révélé affreux par moment.

Sans même parler de la frustration, j’ai eu de serieux coups de mou sur les 3 premières semaines. J’ai eu quelque fois la tête qui tourne en me levant trop vite et j’étais très irritable par moment.
Finalement la dernière semaine est celle qui s’est le mieux passé. J’imagine aussi qu’elle correspond au moment où j’ai fini par m’ajuster correctement au niveau alimentaire.

Enfin, le plus gros problème est que j’ai finalement pu découvrir que le sucre est la seule chose qui me délivre une véritable sensation de satiété. Du coup j’avais faim continuellement. J’ai passé quelques moments où il était nécessaire de me convaincre que j’avais trop mangé et qu’il était temps d’arrêter.

– moi, à un buffet à volonté –

Par ailleurs, maintenant que j’ai repris le sucre, j’ai vraiment l’impression d’avoir plus d’énergie. J’ai également moins mal aux jambes du fait du vélo quotidien. On peut dire que c’est aussi l’habitude qui commence à venir, mais je note la coïncidence avec la reprise du sucre.

Des changements à prévoir ?

Forcément le premier changement est de reprendre mes anciennes habitudes, quand je ne me goinfrais pas de sucre !

D’autant plus, que je sais que je peux me passer du sucre donc j’ai tous les éléments en main pour me raisonner.
Je vais pouvoir me tester très rapidement, vu la quantité de chocolat de Pâques qu’il me reste !

– self control –

Au-delà de ça, c’est agréable d’avoir trouvé d’autres menus possibles pour le petit déj’ et ça va me pousser à alterner entre sucré et salé.

J’ai également développé un réel goût pour les amandes et les noix de cajou. Je vais donc faire en sorte d’en avoir une poignée à grignoter à 16h plutôt qu’une tablette entière de chocolat.

 

BONUS

Un « petit » florilège de ce que j’ai eu envie de manger pendant un mois, mais que je n’ai pas pu.

C’est un petit peu mon #pornfood à moi.