Push it to the limit

 

Étant donné qu’en écrivant ce titre, la chanson s’est immédiatement mise à résonner dans ma tête, je me sens obligé de vous proposer ce préliminaire musical.

Revenons au vrai sujet, le running !

Progresser c’est repousser ses limites. J’aime justement la course à pied parce que c’est un sport gratifiant de ce point de vue là. L’idée de pouvoir m’améliorer et de grappiller du temps sur mes RP me motive énormément.

Une fois qu’on a dit ça, il n’y plus qu’à se demander quelles sont nos limites.
Je ne pourrais pas vous apporter de réponse, mais ce qu’il faut comprendre c’est que repousser ses limites ça veut d’abord dire qu’il faut les connaître, c’est le plus difficile.
Une seule chose à faire, testez-vous, lancez-vous des défis, vous verrez de quoi vous êtes capables.

Je dirai qu’on a deux limites.

Une limite physique. Il n’y a pas de secret, il faut passer par la case entraînement ! Il y a tellement de chose à faire : le fractionné, le fartlek, les côtes, le PPG, etc.

(Vous pouvez aussi faire des jumping jacks, parce que c’est rigolo)

 

Et il y a une limite qu’on se fixe tout seul, comme un idiot. On se dit « je n’y arriverai pas », « j’ai pas le niveau », « c’est trop dur »… bla bla bla. C’est le mental. Ça se travaille aussi. Il faut juste arriver à se persuader que cette limite n’existe pas, que c’est une œuvre de l’esprit.

C’est un peu comme courir sous la pluie, ça n’a jamais fait fondre personne, encore faut-il se bouger un peu pour s’en rendre compte.

Je me suis longtemps fixé des limites arbitraires dans ma pratique du running, des temps de référence que je me suis dit que je n’atteindrais jamais. Pour l’anecdote, l’objectif fixé au début de ma prépa pour le marathon de Paris de 2016 était 3h20, pas 3h. Je me découvre un peu grâce au running.

Et c’est normal, il faut finalement du temps pour comprendre que notre corps peut aller beaucoup plus loin que ce que l’on croit. Enfin n’essayez pas tout de suite de sauter par dessus une crevasse de 3m de large, hein, commencez par vous entrainer.

imagesEn running c’est pareil, il faut regarder devant soi.

Avoir du mental, c’est la faculté de rassembler toute son énergie pour atteindre un objectif et de se pousser jusqu’à ne vraiment plus pouvoir.
Ça ne vaut pas que pour le jour J, c’est pendant toute votre préparation qu’il faut vous mettre dans les conditions psychologiques pour atteindre votre but.
Si on est sûr de soi et de sa capacité à réaliser un objectif, on a déjà fait 50% du chemin, le reste ce n’est que de l’entrainement.

Si j’ai un conseil pour vous aider à progresser c’est vraiment de ne pas lâcher, c’est bête je sais, mais ne pas écouter cette petite voix qui vous dit que c’est trop dur, c’est le premier pas pour progresser. Ne pas avoir mal en courant, ça n’existe pas, il y aura toujours quelque chose qui cloche, donc faites taire cette voix !

Meilleure série du monde.

Il m’a fallu 4 ans pour comprendre que la seule limite, c’était l’entrainement (enfin si on ne se blesse pas, croisons les doigts), et on peut toujours s’entraîner plus, donc si en lisant ces lignes vous commencez déjà à réfléchir à comment vous allez muscler votre mental, c’est déjà un bon début.

Se poser des petits défis de temps en temps permet d’améliorer la confiance en soi et donc son mental. Vendredi dernier je me suis ajouté 1km de natation, pour 4km au total, pour voir. Vu l’état dans lequel j’ai terminé, on peut dire que ce n’était pas mon idée la plus brillante (#euphémisme), mais aujourd’hui je sais que je peux aller un peu plus loin en natation, et c’est déjà pas mal.

J’espère que cet article vous donnera envie de vous fixer des objectifs ambitieux, de prendre plus de risques et de taper dedans comme ils disent dans Topchef. Il n’y a que comme ça que vous passerez sous les 3 heures !

Au pire, si vous vous loupez qu’est-ce qu’il vous arrivera ? Rien.
Vous retenterez votre chance et ça finira par passer.

 

Conseil #2 : ne faites pas attention aux autres, progressez à votre rythme et ça ira.


PS : spéciale dédicace au copains qui ont affronter les 60km avec 5000m de D+ au Trail du Tour des Fiz, ils pourront vous parler de mental.