Si tu es venu(e) pour l’analogie douteuse du titre, sache qu’elle s’arrête ici.

Progresser ça demande de l’entrainement, mais parfois t’as pas envie.

On le ressent d’autant plus lorsqu’on passe d’une sortie par semaine parce qu’on veut perdre un peu de poids à plusieurs parce qu’on a décidé de se challenger un peu. Et encore, même quand on se fixe qu’une seule sortie par semaine il n’est pas certain que la motivation soit au rendez-vous.

 

 

Quand j’ai commencé à courir, il m’est arrivé plusieurs fois de rester hagard devant ma paire de chaussures à peser le pour et le contre. Un peu comme si j’arriverai à en tirer une décision. Je suis content qu’on ne m’ait jamais filmé dans cette situation.

Alors, dites-moi, je vais courir ou pas ?

Alors, dites-moi, je vais courir ou pas ?

Pour
  • Je serai content après
  • Je dois m’entraîner
  • J’ai prévu de le faire
  • J’ai un objectif !
Contre
  • Je n’ai pas envie
  • Il a l’air douillet le canapé
  • J’ai mal à la tête

Aujourd’hui, je serai bien incapable de retranscrire le débat probablement enflammé qui agitait mon esprit, mais on peut objectivement dire que le “pour” était le choix de la raison à chaque fois même si le “contre” l’a trop souvent emporté.

Trop souvent c’est combien ? 1 fois, c’est trop souvent.

Comment lutter contre le manque d’envie ? C’est vraiment pas compliqué.

Fixez-vous à l’avance vos jours d’entraînement dans la semaine et respectez-les. Au bout de 3-4 semaines vous n’y penserez plus et ça ira comme sur des roulettes. C’est le seul moyen de passer outre ces petits moments où on a juste la flemme de se bouger.

Vous pouvez faire comme adidas Runners Berlin si vous avez un mur inoccupé !
Photo Kevin Sabah

Mais même une fois qu’on a passé le cap de la quasi habitude, il y a des obstacles qui font qu’on n’a pas envie d’y aller.

La pluie ?
On est en plein été donc la question ne se pose pas trop en ce moment mais notez bien la réponse pour plus tard.
La pluie n’est jamais une excuse valable pour sauter une séance, la neige à la limite, la grêle complètement mais pas la pluie.
Si vous craignez à ce point la pluie, achetez-vous une veste de running étanche !

Un apéro ?
Vous connaissez déjà la réponse. Vous vous êtes fixés un planning, vous avez un objectif, ça serait dommage de sautez une séance pour aller boire un verre avec vos potes.
Si la soirée est aussi ouffissime que le rêve qu’on vous a vendu, ne vous inquiétez pas vous pourrez encore y aller à 22h. Si à 22h elle est terminée, c’est que vous n’avez rien manqué !

Vous n’avez vraiment, mais alors vraiment pas envie. 
Je parle de ce manque d’envie qui vous prend aux tripes, toutes les fibres de votre corps vous crient “nooooon”.

J’ai eu cette sensation plusieurs fois, mais pris par l’habitude, j’y suis quand même allé. Je me souviens avoir systématiquement fait des séances de merde dans ces cas là.

Donc si vraiment, vous n’avez pas envie au point que votre mental en soit affecté, sautez la séance.
Le coup de moins bien peut aussi être physique. Il arrive d’avoir des moments creux, ce n’est pas grave.

Par exemple cette semaine j’ai fait l’erreur. J’étais malade lundi donc je n’ai pas fait ma séance de fractionné. J’ai pensé me rattraper mardi, malgré le fait que je n’avais pas complètement récupéré. J’ai voulu forcer, résultat : je suis allé au stade pour rien. Une fois là-bas, j’étais bien incapable de faire ma séance. De même jeudi.

J’ai tendance à penser qu’il faut faire toutes les séances fixées pour arriver à son objectif, mais je sais bien que c’est faux, si vous avez un coup de moins bien, il vaut mieux se laisser un répit pour revenir dans de meilleurs conditions. C’est pas mon point fort, je suis même plutôt têtu, mais je me rends bien compte qu’il faut de temps en temps lâcher quand ça ne va pas.

Pour résumer, quand vous vous êtes fixés un objectif, gardez-le bien en tête, c’est votre motivation principale ! Planifiez vos séances pour vous assurer de les réaliser et établissez une certaine routine qui vous aidera à garder le cap.
Mais, n’oubliez pas d’écouter votre corps pour ne pas vous dégoûter, ça doit rester du plaisir.

Conseil #3: PLA-NI-FIEZ !