Avec ce blog, j’ai décidé de vous parler de mon expérience running. J’ai aujourd’hui 4 marathons dans les pattes et comme c’est mon épreuve préférée (bientôt un article !), je me suis dit que je ne pouvais pas ne pas vous en faire un compte-rendu.

C’est donc parti pour un compte rendu croisé, vous verrez que mes souvenirs sont encore frais.

J’espère que ça vous donnera envie de vous lancer sur cette épreuve, mais préparez-vous bien avant !

 

 

QUELS MARATHONS ?

Marathon de Paris 2013

Marathon de Paris 2015

Marathon de Berlin 2015

Marathon de Paris 2016

POURQUOI ?

Pour finir. Je sais que je peux le faire. Let’s do this !!!

On se chauffe entre membres de boostbastille. C’est le moment de voir si j’ai progressé avec eux.

Cadeau d’adidas. Une offre qu’on ne peut pas refuser et d’après la rumeur c’est le plus rapide du monde !

Cette année, j’ai lancé la prépa machine. Yapluka.

L’OBJECTIF ?

Finir !

Officiellement 3h45, mais au fond j’aimerai faire 3h30.

3h30

Moins de 3h.

LE DOSSARD ?

C’est pas le mien, je me suis décidé 1 semaine avant le départ seulement. Je cours sous le nom d’Arthur avec le #35676.

Je me suis réveillé trop tard pour acheter le dossard, du coup je cours en tant que Bibi, #59719.

Premier marathon avec un dossard à mon nom ! #8766

Dossard @SocialMarathon. Sécurisé avec beaucoup d’avance, la prépa sera sérieuse. #22364

LA PRÉPARATION ?

Je ne me suis pas vraiment préparé, l’idée de faire un marathon faisait son chemin, j’avais donc peu à peu augmenté les distances de mes sorties longues. Un mois de mars à 155km avec 3 sorties de 20km. Pas vraiment optimal, mais suffisant pour assumer la distance.

J’attaque ce marathon, avec une meilleure préparation. Je suis déjà un franchement meilleur coureur par rapport à mon niveau de 2013. Plusieurs mois d’affilés à 150-200km, beaucoup de sorties longues, jusqu’à 30km lors de l’écotrail de Paris. Ce qui a manqué ? Ce sont les séances spécifiques, ma prépa a surtout consisté en des footing.

5 semaines de prépa. Il a donc fallu les faire compter.
4 sorties par semaine, des sorties longues augmentées de 5km tous les weekend pour arriver jusqu’à 35km. 220km au total.
J’ai fait un peu gaffe à ce que je mangeais et j’ai arrêté l’alcool, 3kg perdus.

Ma meilleure prépa.
3 mois du 1er janvier au 3 avril.

J’ai décidé de modifier mes habitudes alimentaires (je vous en parle bientôt aussi) et d’arrêter l’alcool. Résultats je suis passé de 75,5kg à 69kg.
Niveau entrainement : j’ai fait beaucoup de fractionné et ai inclus des blocs d’allure spécifique dans mes sorties longues du weekend. Je me suis également mis à fond dans le cross training avec la natation et le vélo pour compléter l’entrainement course à pied.

RAVITO ?

Eau, bananes, orange, raisins secs, sucre. Tout ce que mes mains pouvaient attraper sur les stands. Courir ça creuse.

Eau, bananes, orange, raisins secs, sucre. Tout ce que mes mains pouvaient attraper sur les stands. Courir ça creuse.

De l’eau évidemment, et pour la première fois je me mets aux gels, testés pendant la prépa.

Eau et gels.

A QUELS MOMENTS JE ME SUIS DIT “QUELLE IDÉE DE MERDE” ?

Au 30e km … puis au 33e … puis au 39km.
Je me suis arrêté les 3 fois pour marcher un peu, mes jambes ne voulaient plus suivre cette folie.

Au 37e km. J’ai fait tout ce que j’ai pu pour résister au mur. J’ai plus rien, je marche un peu, jusqu’à ce qu’un meneur d’allure me dise “allez, relance !” et je suis reparti.

A aucun moment. Ce marathon s’est un peu trop bien passé. J’ai eu un bon coup de barre au 39e km, mais comme il me restait seulement 3km à courir, ça n’a pas vraiment affecté mon moral.

Au 36e km. Ça fait 3km que je cours sans lièvre, et je subis un peu depuis un bout de temps. Je sens que j’ai une cuisse qui se bloque, je commence à boîter. Malgré le fait que je sois dans les temps, je pense sérieusement à lâcher l’affaire ayant peur de me blesser pour de bon. Je cours 1km comme ça, ça se débloque. Soulagé, je continue jusqu’au bout.

LE MOMENT DE FOUGUE ?

Il n’y en pas eu. J’étais parti pour terminer donc je suis resté tranquille. Et encore, ça a failli ne pas marcher !

Avant le départ, j’ai glissé à Mikael, mon compagnon de course : “on part tranquille et on accélère et  à la fin” … On dira que ce n’est pas la clairvoyance qui a caractérisé cette annonce.

Vers le 10e km, j’étais dans la bonne allure, 5’/km, puis, comme je me sentais particulièrement bien, je décide de partir en 4’45/km. Sur le moment j’avais les jambes, mais j’ai bien été obligé de ralentir à la fin. Un peu trop ambitieux sur le moment, surtout vu la prépa.

Pas de gros coup de folie. J’avais bien établi mon plan de bataille avant la course : partir en 4’10/km pour compenser le retard que j’aurais sur la fin.
Au 40e km, quand j’arrive en haut du faux-plat de Boulogne, je décide de relancer fort, enfin c’est du moins la sensation que j’ai eu sur le moment, en me disant “il te reste 2km,  c’est maintenant qu’il faut tout lâcher”.

LA DÉCOUVERTE ?

Courir un marathon c’est dur. Oui bon, j’ai pas inventé l’eau chaude non plus là-dessus.

Le marathon c’est vraiment dur ! Le moment où je me suis souvenu en avoir chié l’année précédente et où j’ai découvert que cette année ne serait pas différente.

Un marathon c’est plus sympa quand t’as pas de faux-plat casse patte.

En fait ça monte Vincennes ! Il aura fallu que je me tape une 3e fois le marathon de Paris pour m’en rendre compte. Quand je parlais d’eau chaude…

LES SUPPORTERS ?

Quelques inconnus crient mon nom, Arthur (oui, c’est qu’il y a écrit sur mon dossard), ça m’aide pas mal. Sinon un ami m’attendait à la ligne d’arrivée, on s’est complètement jamais retrouvé vu la foule.

Après plusieurs mois de boostbastille, je découvre vraiment l’ambiance “boost” sur les courses. Il y a plein de copains tout au long du parcours pour m’encourager, ça aide d’autant plus.
Ma soeur est venue sur la ligne d’arrivée, elle m’a pas vu, mais elle a quand même fini par me retrouver.

On m’avait vendu la folle ambiance berlinoise sur le marathon. Pour y avoir du monde, y en a, en revanche les supporters sont amorphes et attendent le passage de leurs proches pour crier. Je me suis senti parfois un peu seul malgré la foule.

Comme en 2015, il y a plein de copains pour m’encourager sur le parcours et notamment vers le 35e km où je suis dans le mal. Ma soeur et des cousins sont venus me voir sur la ligne d’arrivée, ils m’ont pas vu #ComiqueDeRépétition.

RÉSULTAT ?

4h 06min 00sec

3h 36min 56sec

3h 28min 27sec

2h 59min 11sec

SENTIMENT D’APRÈS COURSE ?

Quand j’arrive je suis vraiment frappé par une sensation extraordinaire, bloqué entre les douleurs que j’ai aux jambes et cette joie incommensurable d’avoir réussi.

Mais, j’ai énormément subi sur ce premier marathon et je me rend compte avec du recul que cette expérience m’a un peu dégouté de la course à pied même si j’étais très heureux d’avoir réussi à finir. En y repensant que je comprends qu’un marathon demande d’avoir beaucoup plus d’expérience en running, je n’étais pas vraiment prêt à affronter un tel défi un an seulement après avoir commencé.
Il s’en est suivi une période durant laquelle j’ai moins couru. J’ai fini par vraiment m’y remettre quand j’ai découvert la boostbastille, en juillet 2014.

 

J’étais heureux d’avoir battu mon temps de l’année précédente et l’ambiance générale m’avait rendu euphorique. Néanmoins, avant le départ j’ai fortement cru être capable d’arriver en 3h30, petite déception à l’arrivée donc, mais vu le déroulement de la course je sais bien qu’il aurait été impossible de gagner 7 minutes.

Content d’avoir passé la barre des 3h30, et globalement assez satisfait de ma course.
Toutefois je n’ai pas été envahi d’une euphorie particulière et j’ai le sentiment d’avoir vécu une course comme une autre. Il manque un truc et encore aujourd’hui je ne saurais pas dire quoi.

À l’arrivée, je retrouve cette sensation extraordinaire ressentie lors de mon premier marathon. Je regarde ma montre qui affiche 2h59min13sec et j’ai un sentiment d’accomplissement qui boost mon ego.
Ça a été de très loin mon plus beau marathon mais le plus dur aussi, il couronne 3 mois de prépa acharnée. Loin de m’avoir dégouté, j’étais pressé de reprendre la course à pied et de trouver un nouveau défi.

MA TÊTE À L’ARRIVÉE ?

Une photo publiée par Yohan (@ichocogeek) le

Conseil #4: Affronter un marathon c’est d’abord dans la tête. Assurez-vous d’être bien prêt psychologiquement avant de vous lancer dans l’aventure.