Après le triathlon de Feins, je suis parti pour un autre triathlon régional : le Triathlon de la Baie de Somme où je m’attends à rencontrer encore un gros niveau.

Pour mon deuxième triathlon de la saison, la pluie n’est pas tombée. En revanche il y avait du vent. Beaucoup de vent.

– désolé – 

On est partis vendredi soir avec ma supportrice en or et fournisseuse officielle d’images et de GIFs, Marie.
Avant d’aller dormir on est allés manger à Cayeux et tâter un peu le terrain. Je n’ai pu que remarquer un fort vent et une mer agitée.

Le jour J

On revient le matin à 9h, alors que le départ est prévu à 11h30. Le temps de récupérer le dossard et de préparer mes affaires en toute sérénité.

A 9h, la mer est bien basse, et il y a une sacrée butte à escalader à la sortie de l’eau. Heureusement, la marée devrait être plus haute à 11h30. Malheureusement, le vent forcit au fur et à mesure et la mer est toujours agitée.

Je finis par croiser une poignée de Barbès Runners, qui ont aussi décidé de s’essayer au triathlon de la Baie de Somme.

On finit tous de se préparer, on rate le brief et on comprend que le départ va être donné.

 – astuce pour l’échauffement : les burpees en combi de natation ça réchauffe –

La grande découverte : La natation avec dénivelé

Ma grande appréhension pour ce triathlon c’est la nat’. La distance je la connais, en revanche je n’ai jamais fait de course dans la mer.

A Cayeux, le programme est simple : 750m en longeant la plage, une sortie à l’australienne, et 750m en longeant la plage mais dans l’autre sens. Un aller-retour aurais pu-je dire plus simplement.

Mais à Cayeux, la réalité était bien plus compliquée.

La différence entre la mer et un étang ou un lac ? Les vagues et j’ai bien été servi. Un peu comme dans un sushi à volonté où on ne te demande pas ton avis avant de te resservir. Toutes les 10 secondes.

Avant le départ j’observe ces jolies vagues qui masquent les bouées délimitant le parcours pendant que ma sérénité aquatique tombe peu à peu. Je me dis “Panique pas, essaie de pas te fatiguer et on finit quoi qu’il arrive !”.

Panique pas 

 

C’est la première pensée qui m’est revenue. Je lève les yeux sur les premiers mètre de nage et je vois tout un paquet de nageurs littéralement en amont d’une colline d’eau. Je suis très impressionné. Je nage vers le haut, puis vers le bas, puis vers le haut… Y a du dénivelé dans la mer en fait.

J’essaie de respirer au bon moment pour ne pas boire la tasse. Soit au creux, soit à la crête des vagues, je saute des respirations s’il faut, je reste calme. Tout va bien.

Je n’aurai finalement bu la tasse qu’une seule fois après la sortie à l’australienne. Au moment de revenir dans l’eau, je tombe à cause d’un galet et je prends une jolie vague dans la tête. L’assaisonnement de l’eau est bien prononcé.

Te fatigue pas

– est-ce que je dormais déjà avant le départ ou est-ce un moment de concentration égaré, je vous laisse en juger –

À la sortie de l’eau, je suis forcément plus fatigué que sur un triathlon en étang ou en lac, ou après 30 longueurs de piscine. Surtout que j’ai dû utiliser mes jambes plus qu’à mon habitude pour avancer et rester bien à la surface de l’eau.

Mais je ne suis pas exténué, le fait de ne pas paniquer m’a permis de conserver mon énergie. Gesticuler dans tous les sens c’est assez improductif et fatiguant. Dans une situation comme celle la, j’ai fait ce qu’il fallait, c’est-à-dire me reposer sur ce que je savais faire, et je sais nager. Vague ou pas vague, ça reste le même sport.

Va jusqu’au bout

C’était long, très long. En plus j’ai eu la mauvaise idée de partir dans le paquet au lieu de me mettre devant contrairement à ce que je m’étais promis la dernière fois. Il était impossible d’aligner 5 mouvements d’affilée. Avec les vagues le groupe de nageurs est resté très compact, impossible de m’en défaire.

L’aller, à contre courant, était interminable. J’avais l’espoir qu’une fois sorti de l’eau pour le demi-tour on nous dise que finalement 750m ça suffisait. Cet espoir est resté vain.

Le retour a été nettement plus agréable. Le demi-tour a permis d’écarter un peu le paquet, j’ai pu mieux nager et j’étais dans le sens du courant. Forcément c’est passé nettement plus vite.

Au moment de me relever pour sortir une dernière vague me renverse et m’envoie sur le mec devant moi.

A la sortie de l’eau, 35 minutes à la montre, dont 22 minutes rien que pour l’aller. C’est clairement pas le temps de l’année, mais j’étais satisfait vu les conditions.

 – moi, à la sortie de l’eau – 

– allez, on part vers la première transition – 

Tant que le vent soufflera…

 – ouiiiiiiii – 

Après une transition un peu longue, pourtant j’ai essayé de me dépêcher, j’enfourche mon vélo.

Deux boucles de 20km avec du vent. Je ne l’avais pas oublié, et lui non plus ne m’a pas oublié.

La boucle commence par une belle ligne droite avec le vent dans le dos, jusque là tout va bien.
Après il y a un beau virage et mon ami Eole devient un adversaire de poids.

Il n’y a pas grand-chose à dire sur la partie vélo, les 40km sont plutôt très plats, la grosse difficulté reste le vent sur 70 % du parcours.

Sur le premier quart, j’ai assez mal aux ischio-jambiers, je me dis que la course à pied sera difficile, mais une fois que mes muscles sont bien chauds ça passe et je n’y pense plus.

Je termine en 1h11, une perf similaire à celle de Feins.

– pendant la deuxième transition, aussi longue que la première –

Et la course à pied ?

 – tranquilou bilou –

C’est la vraie note positive de ce triathlon.
J’ai réussi à boucler les 10km en 40 minutes, plus que satisfaisant. C’est mon meilleur temps sur un 10km en triathlon.

Il y avait deux boucles de 5 km. Dès le départ de la 1ère boucle j’ai tenté de suivre un mec qui faisait sa seconde boucle. Du coup j’ai tenu entre 3’45 et 3’50/km sur les quatre premiers kilomètres puis j’ai un peu explosé. Exploser n’est pas vraiment le mot puisque j’ai tenu entre 4’05 et 4’10 jusqu’au septième kilomètre avant de relancer.

Le kilomètre 8 est au début d’une grande ligne droite arrondie avec une vue dégagée. Le rythme devant moi n’était pas fou, alors j’ai visé une personne qui était au bout de la ligne en me fixant comme objectif de le rattraper avant la fin. Ca m’a bien relancé et si je n’ai pas perdu mon compte en cours de route, j’ai réussi à rattraper l’individu.

Encore une fois, c’est quand même à la fin que je me suis senti le mieux.

Bilan

2h32’29’’ au final. A part les transitions qui sont toujours trop longues, je suis globalement satisfait de mes temps. En natation, j’ai fait comme j’ai pu. En vélo, j’ai fait comme d’habitude. En course à pied j’ai fait mieux.

La sensation dominante à l’arrivée c’est quand même que ce triathlon de la Baie de Somme a été très difficile notamment à cause du vent. Je préférais la pluie.

Sur l’organisation, le départ était un peu brouillon et la sortie à l’australienne aurait mérité un tapis. On s’est tous un peu fait mal aux orteils à courir, ou à essayer du moins, sur les galets de Cayeux-sur-Mer.

Sinon, c’était chouette. On notera que sur le parcours course à pied il y avait 3 ravitos, donc 6 sur 10km, non négligeable.

 – l’arrivée –

Comme prévu, il y avait des machines et le niveau était relevé. Big up à Garance qui est venue prendre la 2e place féminine.

Après Feins et Cayeux-sur-Mer je ne peux que vous conseilleur d’essayer de trouver des petits triathlons régionaux et de vous y inscrire. Bonne ambiance, belle orga, joli niveau et c’est plus convivial.

– bravo Garance

In the next episode

Le 3e épisode de ma saison triathlon aura lieu le 26 août à Vichy pour un Half Iron Man.

Sur la natation je suis assez confiant. Sur le vélo j’espère que je réussirai à rester costaud pendant 90km. Sur la course à pied, les deux formats M que je viens de faire m’ont permis de me rassurer. Il ne me reste plus qu’à continuer de m’entraîner.