Dimanche, j’étais à Annecy. Convaincu par l’enthousiasme de Maxou à l’ouverture des inscriptions, j’avais pris mon dossard sans plus de cérémonie.

Ça ouvre le 1er mai à 18h, vous le saurez pour la prochaine fois, et ça part comme des petits pains.

Du coup j’ai embarqué ma supportrice de choc, lui promettant un week-end ensoleillé au bord du lac.

 

– promesse tenue –

L’avant-course

Après avoir lancé la logistique habituelle dont la principale difficulté réside dans transporter un vélo, en TGV, un jour de grève ajouterai-je, j’ai récupéré sans trop de mal mon dossard, avec un t-shirt et une casquette.

Le lendemain, je retrouve Max dans le parc à vélo. Il y a quelques nuages garantissant un peu de fraîcheur et ils annoncent l’eau à 19°C. J’enfile donc ma combi après avoir bien préparé mes affaires pour les transitions. 

On assiste au brief sévère de la commissaire de course (je n’ai retenu que ça), qui se traduira dans les faits par une absence significative d’arbitres sur la course, ou alors ils sont discrets.

La natation – embouteillée

L’un des points forts de ce triathlon d’Annecy, c’est que la natation se fait dans le lac. L’eau n’est pas très claire avec tout ce monde qui remue le fond, mais il n’y a pas d’odeurs bizarres.

Il y a environ 1000 personnes au départ de la course, et 1000 ça fait beaucoup pour un départ à plat. 

Ca bouchonne rapidement. Je tente tant bien que mal de m’extirper de la masse.
L’an dernier j’avais déjà fait le constat qu’il était temps que j’assume un peu plus mon niveau de natation et que je parte devant. Du coup c’est un peu la punition.

Le parcours comporte deux virages, marqués par une bouée.

Au premier virage, l’accumulation de nageurs est telle que j’ai bien dû perdre 15 ou 20 secondes. Je patiente un peu en faisant la nage du petit chien et c’est reparti. A la deuxième bouée, rebelote, avec une attente moindre. Après cette bouée, je commence à nager un peu plus fort pour essayer de gagner un peu de temps, et je me sens bien glisser sur l’eau.

 

Le tout se termine en entonnoir dans le canal du Vassé.

Je boucle les 1500m en 27:35 au temps officiel. Je m’étais dit 28 minutes au plus, donc je suis plutôt satisfait. 

Ca fait quelques semaines que je me sens un peu meilleur quand je nage à la piscine et je l’ai ressenti.

– direction, le parc à vélo –

Le vélo – avec vue

C’est là que réside la grosse difficulté du triathlon d’Annecy. Les 40km de vélo passent par le col de Leschaux, 12km à environ 4%. Ce n’est clairement pas le col le plus dur qui soit, mais ça reste un col.

J’appréhendais un peu la partie vélo parce que ça ne fait pas si longtemps que je me suis remis à rouler de manière régulière et sérieuse. J’ai repris un peu après le marathon de Londres, et j’avais peur d’être un peu juste pour être en mode compèt’ aussi tôt.

Niveau prépa vélo, je me suis fixé deux séances par semaine. Une sortie un peu en mode fractio le mardi et une sortie longue le week-end. 

Finalement, dès que je me mets en selle, je me sens plutôt bien. Sur les 5km de plat qui précèdent le col, j’arrive à mettre du rythme sans me sentir à la ramasse.

Les 12km du col défilent bien, je suis plutôt en forme sur mon vélo. Je n’ai pas de coup de mou. Une fois arrivé en haut du col, on a le droit à un peu de rab, avec une pente un peu plus raide. Puis c’est enfin l’heure de la descente.

Il y a pas mal de virages très serrés à négocier, et je ne suis pas devenu un bon descendeur par miracle, du coup je freine beaucoup et je me laisse dépasser. 

Il y a une vue magique sur le Lac d’Annecy, je me serai presque arrêté pour prendre une photo, mais je n’avais pris le téléphone. Si vous vous baladez dans la région à vélo, ça vaut le coup de tenter l’épopée.

De retour sur le plat, la circulation n’est pas fermée. Il faut donc naviguer entre les voitures qui sont dans les embouteillages. Elles prennent soin de se mettre bien à droite pour laisser passer les coureurs, c’est déjà ça. 

A l’approche de la fin du parcours, je diminue un peu mon braquet pour mouliner un peu.

1:32:38 au temps officiel pour les 42km de la partie vélo. Avec le col, je pense que ce n’est pas trop mal. Je n’avais pas vraiment une idée précise du temps nécessaire. Dans le classement de l’orga du triathlon d’Annecy, on peut classiquement voir comment on se classe dans chacune des trois épreuves, mais il y a aussi un classement spécifique au col de Leschaux.
Du coup j’ai pu me rendre compte que j’avais perdu 72 places dans la descente. En effet, je suis 227e en haut, mais 289e en bas.

Je pose le vélo, et je me rends compte qu’il fait nettement plus beau que lorsque je suis parti. Le soleil est désormais au rendez-vous pour la course à pied.

La course à pied – plein de virages

C’est parti pour courir un peu. Il y a deux boucles de 5 km à faire.

Le soleil est là et tape fort. L’ombre des arbres sur le bord du chemin fait du bien. Je me dis que j’ai bien fait de prévoir lunettes de soleil et casquette pour courir !

Mon ressenti général est que j’ai mal aux jambes et j’ai l’impression de traîner la patte. Je relance de temps en temps mais les nombreux virages du parcours cassent un peu mon rythme.

Sur la fin du 10km, j’en ai un peu marre de me sentir lent, alors je relance une bonne fois pour toute. Ca tient pas trop mal. Du coup je regrette un peu de ne pas avoir maintenu une meilleure allure.

Je pense que j’aurai pu me faire un peu plus mal. Je termine la course en 39:30. C’est une course qui était un peu banale, peut mieux faire.

Et les transitions dans tout ça ?

C’est un peu la bonne surprise. 

Ma T1 m’a pris 2:02 et ma T2 2::07.

Pour comparer sur mes triathlons de l’an dernier, on peut prendre celui de Feins.  Il m’avait fallu 2:55 et 3:06 pour mes transitions. J’ai donc gagné  deux minutes.

Je ne sais pas trop comment j’ai fait. J’ai peut-être mieux visualisé mes transitions, ce qui m’a permis de mieux les préparer. C’est aussi ça l’expérience.

Les ravitos

Sur des épreuves longues comme un format M, c’est important de bien réfléchir à comment on va manger et s’hydrater sur la course.

Pour le vélo, j’avais prévu un gel et un barre de Project E2 Nutrition (dont je teste les produits en ce moment), et deux barres granny ainsi qu’un bidon d’eau.

Pour la course, seulement un gel et je me suis reposé sur les ravitos d’eau organisés par le triathlon d’Annecy.

Enfin d’habitude pour les transition j’aime avoir une bouteille de powerade pour boire quelque chose sucrée entre les épreuves. Manque de bol, j’avais totalement oublié. Du coup, le matin de la course, j’ai dissout du sucre et du sel dans un peu d’eau chaude avant de diluer ça dans de l’eau froide. Ça a fait le job, mais la prochaine fois, je n’oublierai pas d’acheter la powerade !

 

Bilan

Je termine ce triathlon d’Annecy en 2:44:12 et je me classe 176e sur 987.

Au global je suis assez content, j’ai eu de bonnes sensations et je n’ai pas trop souffert. Cétait un chouette triathlon que j’ai bien aimé. Le cadre est un vrai plus et Annecy est un ville très agréable !

Et après la course, du pédalo pour décrasser et de la glace pour la récup’, c’était une évidence.