Après cinq semaines de prépa, plus ou moins réussies, me voilà débarqué ici.
(Si tu as cliqué sur le lien, tu as souri, ne le nie pas.)

Au programme, un 10km en trois boucles d’environ 3km.

Avec un RP en 36’34 aux foulées du 12e, je vise moins de 36 minutes soit une allure de 3’36min/km.

Avant de partir il y a 3 choses que j’appréhende :

La température, après la semaine polaire qu’on a eu j’espère qu’il fera plus doux parce que je n’aime pas courir en leggings.

L’allure, la fin de la prépa ne m’a pas mis en confiance.

Les boucles, j’ai peur que devoir dépasser les derniers sur la 3e boucle s’avère compliqué.

Le départ de la course est prévu à 12h30, c’est plutôt bien parce que ça m’autorise à ne pas me lever trop tôt, d’autant plus qu’Issy, c’est loin. (Je me suis retenu de vous dire qu’Issy ce n’est pas ici).

C’est aussi une bonne nouvelle du point de vue de la température. J’avais chaussé mon legging avant de partir et je me rends bien compte sur place qu’il ne sera pas nécessaire.

À 11h50, on part s’échauffer avec Greg qui a le même objectif que moi, moins de 36 minutes. On s’incruste avec les Barbès Runners pour quelques aller-retour.

Puis on va se placer dans le sas de départ.

Comme dans toutes les courses, on nous présente les stars de la courses, on nous demande de lever les bras et pendant que je salue les copains et tâche de me concentrer un peu.

Le top départ est donné, comme d’habitude ça part très vite. Je vois Greg filer loin, je le laisse pour ne pas me cramer. J’ai bien fait, après la course j’apprends qu’il a passé le 1er kilo en 3’14. Bien trop vite pour moi.

La première boucle passe relativement bien. Je suis largement dans les temps et j’ai de bonnes sensations, ce qui me rassure.

La deuxième boucle me semble beaucoup plus longue. J’ai mal repéré le parcours au premier passage et j’ai souvent l’impression de découvrir de nouveaux virages.

Je passe le 5e km en 17’26, soit moins de 3’30/km de moyenne.

Les choses se corsent après. J’ai eu un temps l’espoir de tenir cette allure jusqu’au bout mais les faux-plats me font de plus en plus mal aux jambes et j’ai du mal à relancer correctement donc je ralentis.

Je ne me décourage pas pour autant. L’objectif reste moins de 36 minutes et non moins de 35. Je capitalise sur l’avance prise sur la première moitié et je relance quand je peux pour ne pas trop perdre de temps.

Au 9e km, dernière grosse relance, j’ai l’impression d’être reparti trop vite 500 mètres plus loin, heureusement que je tombe sur un faux-plat descendant.

L’arrivée se fait dans le stade Jean Bouin d’Issy, non sans passer une sacrée bosse, de 10 mètres certes, mais un peu rude quand tu pensais pouvoir lâcher les jambes.

Je tente un dernier sprint une fois sur la piste du stade, sans succès. Tout juste une accélération, mes jambes avaient tout donné.

– photo Lamar Jackson

Au final, je signe un joli chrono en 35’29, mon nouveau record sur la distance. 

A l’arrivée, j’étais un peu déçu de ne pas avoir réussi à tenir 3’30/km plus longtemps mais avec le recul je suis vraiment satisfait du résultat obtenu, c’était suffisamment dur comme ça !

Je tenterai le sub 35 aux foulées de Vincennes.

– la photo-médaille que j’aurai dû mettre sur Instagram. Heureusement que Marek a l’oeil – 

Un petit mot de l’orge : la course s’est super bien déroulé. Notamment les coureurs plus lents sont bien orientés sur la droite de la route pour que les plus rapides puissent les dépasser sans problèmes ce qui a permis de passer sans gêne. Au top !

En bonus, j’ai découvert, tout à fait, par hasard que la médaille de la course est phosphorescente ! 

Après une belle course, qu’est-ce qu’on fait ? On va se taper un Cheat Meal !