Ce dimanche je me suis aligné au départ de la Course du Château de Vincennes.

Un 10km avec plus de virages que de participants et autant de faux-plats que le Mont-Blanc.

Cette, légère, exagération de la réalité ne fait que refléter à quel point j’ai bien vécu cette course.

L’avant-course

Contrairement aux 10km du Bois de Boulogne et de la Voie Royale, j’ai fait attention de ne pas me faire une étape du Tour la veille de la course, comme dirait Charley (Bravo pour le RP Buddy).

Je n’ai même pas couru le vendredi comme à mon habitude et arrêté d’utiliser le vélo comme moyen de transport dès le jeudi. Ce qui m’a permis d’avoir deux jours de repos complet avant la course. Je ne compte pas le petit footing de 20 minute la veille qui fait partie de mon rituel.

Fun fact : pour mon premier trajet en métro après deux mois d’arrêt a été ponctué par une belle interruption de trafic sur la ligne 1. Bravo Morray.
 

Niveau bouffe, la veille, j’avais fait le plein d’énergie sans pour autant me goinfrer.

J’avais donc fait attention de mettre le plus de chances de mon côté.
J’avais même sorti une nouvelle paire de Boston au blanc éclatant (merci adidas).

Mais j’avais oublié le truc le plus important : le mental.

Je n’étais pas très confiant, ce qui ne m’a évidemment pas aidé.

La course

Comme d’habitude, je me suis réveillé 3h avant le départ pour un petit déj’ avant de me recoucher.

Une fois sur place, je commence à me plaindre plus qu’à l’accoutumé.
Le départ est trop tard : 10h du mat’ au mois de juin, il fera trop chaud. Y a du vent.

En y repensant, je me rends bien compte que dès ce moment là j’ai déjà commencé à me trouver des excuses.

Malgré tout, je décide de partir sur les bases de 34 minutes, soit 3’24min/km.

Le départ est donné. JR m’accompagne. Jusqu’au 4e kilomètre, je suis dans les temps. Je passe la 4e borne en 14’36 soit 3’24/km de moyenne. Pile la bonne allure.

– 200m après le départ, je suis encore serein –
Photo Nicolas Riou

Peu après JR doit me quitter, il a déjà bien usé ses mollets au challenge des Belles Butes du Stamina Running Club. C’est à partir de là que tout s’écroule. Je commence à lâcher.Glenn me dépasse un poil avant le 5e km et tente de me relancer, mais je n’y suis pas.

Photo Nicolas Riou

A partir de là, tout ce que j’essaie de faire c’est limiter la casse.

Je me laisse dépasser par plusieurs coureurs, je n’arrive pas à me relancer. Les lignes droites me semblent interminables. Le temps est long. J’attends qu’une chose c’est que ça finisse.

Il est clair que je n’avais le niveau pour finir comme j’avais commencé. Là-dessus je n’avais pas d’illusion.

Mais je suis tout de même déçu de ma course du Château de Vincennes dans la mesure où je n’ai pas terminé en ayant la sensation d’avoir donné mon maximum. J’ai souvent couru seul sur la 2e partie et n’ayant personne à qui m’accrocher je n’ai pas su me convaincre de remettre du rythme.

Le mental n’était pas là et je n’ai pas réussi me remobiliser.

Au final, ma course n’était pas top.

– au 9e km, nettement moins serein –
Photo Eat and Run

Je termine quand même en 34’55, à 2 secondes de mon meilleur chrono, et ce après un finish des plus difficiles avec de bons gros pavés moyenâgeux. Le charme du Château dira-t-on.

Je ne dirai donc pas que c’est un flop non plus. Je suis conscient que ce n’est déjà pas trop mal de confirmer un chrono en moins de 35 minutes sur la distance.

Le seul point positif, c’est qu’avec ce temps, j’ai pu me précipiter au stand de massage et éviter de faire la queue !

– l’imparable photo médaille avec le Château de Vincennes en fond –