42,195 km, c’est long. Ça peut même sembler interminable. Il peut donc arriver qu’on s’ennuie un tantinet pendant ces longues heures passées sur le bitume. S’occuper c’est aussi important pour se détourner l’esprit de son premier souci : la douleur qui monte lentement, voire rapidement, et sûrement dans les jambes.

Dans le cas où l’une de ces éventualités surviendrait lors de ton marathon à venir je livre mes petites occupations de course. Lis bien parce que d’après un panel d’experts triés sur le volet, le taux de réalisation est de 99,9%.

Par ordre de préférence :

5. Regarder le paysage

Si tout se passe bien pendant ton marathon, tu auras le droit à 25-30 km de tranquillité, utilise-les pour admirer le paysage qui t’entoure, surtout si tu cours dans une autre ville.

– enfin, la même chose mais en ville quoi –

Point fort :
il suffit d’avoir des yeux.

Point faible : 
les arbres ne te feront pas oublier la douleur

4. Jouer avec les supporters

Ils se sont levés quasiment aussi tôt que toi pour venir encourager leur parent, leur enfant, leur copain et en les attendant ils sont prêts à te donner un peu de voix aussi. Certains ont préparé des pancartes marrantes, des enfants tendent la main dans l’espoir d’obtenir un high five.
Tous ces petits moments peuvent t’aider à détourner l’attention du reste, utilise-les.

Point fort :
un seul supporter peut te rebooster le mental

Point faible : 
le taux d’intéractivité des supporters est inégal

3. Se fixer des petits objectifs

42,195 km c’est long et ça peut être un peu démoralisant de se dire “allez, plus que 40 km !”. Du coup découper la course en petites parties peut t’aider à la faire passer plus vite. Pour que ça marche vraiment essaye d’associer chaque objectif à une petite récompense.

“Plus que 3km avant le ravito”
“Plus que 2km avant que je prenne mon gel”

Tu peux également te focaliser sur d’autres coureurs à dépasser plutôt que sur la distance à parcourir.

Mais n’oublie jamais que le vrai objectif est la médaille !

Point fort :
on trouve assez facilement des mini-objectifs

Point faible : 
trop d’objectifs tue l’objectif

2. Se raconter une histoire

A certains instants, il semble nécessaire de se détacher totalement de la course. Vous pouvez essayer de vous inventer une petite histoire pour oublier vos déboires.

Mon imagination ne va pas souvent très loin, je me conte l’histoire de ce que je vais manger après ledit marathon.

Une publication partagée par Yohan (@ichocogeek) le

Point fort :
une histoire dont tu es le héros

Point faible : 
après 30 km, ton talent de narration peut varier

1. Faire des maths

Ok, avant de vous expliquer le concept je tiens à préciser la chose. T’as lu les 4 premiers items, tu t’es dit que le 4e est un peu perché mais globalement c’est pas déconnant. Et là, ton incompréhension est totale et tu demandes si je ne débloque pas.
Pourtant, le réel objectif de cet article est bien de te faire découvrir mon occupation favorite pendant un marathon : compter.

De manière générale, tu pars avec un objectif de temps, qu’il soit avoué ou secret. Cet objectif se traduit par une allure cible et par conséquent des temps de passage aux différents panneaux kilométriques. Le marathonien avisé aura pris le soin de les inscrire sur son bras ou de s’être imprimé un petit bracelet à cet effet.

 

Sauf qu’en réalité, tes temps de passage ne correspondent pas forcément à ce que tu as noté. A partir du semi, le décalage est généralement assez important pour devenir la source d’une occupation intense.

Si tu as de l’avance, tu peux calculer l’allure jusqu’à laquelle tu peux ralentir pour quand même avoir ton objectif, à l’inverse si t’es en retard tu peux calculer l’accélération que tu dois fournir. Et à chaque kilomètre tu peux calculer l’impact du temps dont tu as eu besoin pour calculer ce nouveau kilomètre.

L’avantage, c’est que ça prend un temps certain, surtout que passer 1h30 de course, on n’a plus tout à fait la même faculté de calcul mental.

Point fort :
 il te faudra bien un kilomètre pour calculer l’impact de celui-ci

Point faible : 
il faut quelques bases en calcul mental

Si t’as d’autres idées, n’hésite pas à les partager !