ENFIN !

Si vous me suivez, ou me connaissez, vous le savez déjà : ce week-end je participais au marathon de Berlin avec adidas Runners Paris.

En 2015, j’avais déjà eu la chance de participer au marathon le plus rapide du monde, avec à la clé, un beau chrono pour moi à l’époque : 3h28min27sec.
Mais cette année, je veux passer dans une autre dimension. L’objectif fixé est 2h50, j’ai franchi la ligne en 2h49min08sec.
Oui je vous spoile d’entrée de jeu, mais je crois que vous avez déjà vu passer l’info sur ma page facebook.

Au-delà de la course, j’ai passé un super week-end à Berlin avec le groupe marathon d’adidas Runners Paris.

PLUIE D’ACTIVITÉS LE SAMEDI

J’ai rejoint les copains d’adidas Runners Paris à Berlin le vendredi soir, ils ont déjà pu profiter d’une première journée d’activités avec les autres adidas Runners. 

– et ils ont l’air de s’être bien amusé –

J’arrive à l’hôtel à minuit, donc la seule option c’est le dodo.

Réveil à 7 heures, je pars faire un footing de 20 minutes avec Ahmed. On enchaine sur le petit déj’ et on part tous pour le village expo pour retirer nos dossards.

Une photo publiée par Yohan (@ichocogeek) le

Tu connais l’histoire du mec qui, arrivé au village, se rend compte qu’il a oublié sa puce de chronométrage pour qu’elle soit paramétrée ? C’est bibi. Un aller retour cadeau entre le village expo et l’hôtel, rien de grave, et je peux enfin retirer mon dossard.

– au final, timing parfait pour coller un photobomb –

Un petit tour dans le village, j’achète une cliff bar pour le lendemain, je finis par retrouver les copains que j’avais laissé pour mon aller retour express et on s’en va.

– Et je n’ai pas collé qu’un photobomb ! – 

On prend le métro, direction la Runbase d’adidas Runners Berlin.
On m’en a beaucoup parlé et c’est vrai que c’est une belle installation. Une petit piste d’athlé, des machines de fitness, des vestiaires, des produits adidas à tester et même un bar healthy. Je récupère un bracelet pour accéder aux différents événements adidas du week-end, un débardeur et je fais un tour.

 

– sacrée chaudière à la Runbase –

– Quand on chill avec Chafik –

Après la Runbase, on se rend sur une plage avec un nom allemand dont je me garderai bien d’essayer d’orthographier le nom. Plusieurs activités sont prévues comme du yoga ou des jeux de plages, mais on est surtout là pour chiller un peu la veille du marathon.

Après cette pause détente, on nous emmène voir le match d’ouverture du championnat de basket allemand entre Berlin et Bonn, mais on a les paupières lourdes alors on décide de partir avant la fin.

– en haut, le stade –

 

– à gauche, le guide –

– en bas, les gradins et le terrain –

Niveau bouffe, l’objectif du samedi c’est évidemment d’accumuler les glycogènes, histoire d’avoir quelques réserves sur le marathon.

– riz au déjeuner –

– bretzel au goûter –

– pâtes au dîner –

Après une journée à vadrouiller dans Berlin, on va tous se coucher assez tôt, non sans avoir pris soin de préparer nos affaires de course.

Un nouveau dodo, un nouveau petit déj’ et on est parti pour la Racebase : adidas Runners Berlin a fait privatiser la maison des cultures du monde, proche de la ligne de départ du marathon pour que puissent se réunir tous les adidas Runners venus d’Europe, on fait des photos, on se prépare et c’est parti pour l’échauffement.

LE MARATHON !!!

L’événement le plus important du week-end, sans aucun doute. Il occupe mes pensées depuis trois mois.

Confiant ?

J’ai atteint mon pic de confiance entre ma dernière sortie longue de 35km avec 1h à 3’54/km d’allure et sur la Run & Bike qui m’avait permis de me montrer à quel point j’étais en forme.

Et pourtant pendant la semaine qui a précédé le marathon, j’ai peu à peu perdu confiance au fur et à mesure que je gagnais en stress.

Pour terminer de m’embêter, j’ai eu une petite gêne au pied qui a duré 2-3 jours le mardi précédent le marathon. Elle s’est évanoui à mon arrivée à Berlin, mais j’y pense quand même.

La stratégie ?

Pour faire moins de 2h50, il faut avoir une allure moyenne de 4’01/km. Je me suis entraîné pour une allure de 4’/km, en me disant que 42 secondes de marge, ça ne sera pas de trop.

Au marathon de Paris 2016, j’étais parti avec une allure plus rapide de 5sec/km pour gagner le temps que je sais que je perdrais à la fin et ça avait marché.

Donc avant de prendre le départ à Berlin, je me fixe de partir en 3’55/km. Je sais que les deuxièmes moitiés de marathon ce n’est pas mon point fort.

Bon, on y va ?

Après une belle photo de groupe avec les adidas Runners de toute l’Europe on part s’échauffer avec les marathoniens d’ARP et notre coach Salah.

On a peu du retard sur le timing et la foule de coureurs très dense ne nous permet pas de faire un très bon échauffement. Mais tant pis, la température ambiante et l’adrénaline feront le boulot.

– swag maximum –

On entre dans le sas, à l’écran le décompte avant le départ.

Au moment du départ, je ne suis pas incroyablement confiant, mais je me dis que y a moyen de moyenner.

Puis je commence à courir. Une autre histoire débute.
Le peu de confiance que j’aie tombe de suite, je comprends que ça va être encore plus dur que ce que j’imaginais, et j’ai une grande imagination.
Pour commencer, la gêne que j’avais au pied est bien présente. Au milieu d’un gros paquet de coureurs j’ai très chaud, je sue à grosses gouttes dès le 3e km.

Les 15 premiers kilomètres sont une vraie lutte, je passe mon temps à regarder ma montre, dès que je n’y fais plus trop attention, je perds l’allure et je dois relancer. Je me dis que ce n’est pas la grande forme et j’ai du mal à être bien dans l’allure. Visiblement, ce coup-ci le problème ne sera pas que la 2e moitié.

C’est là que toutes les questions de la terre me passent par la tête :
– Est-ce que je vais réussir à taper mon objectif ?
– Pire, est-ce que je ne vais pas finir par exploser ?
– Est-ce que je n’ai pas trop perdu de plumes dans la prépa ? Notamment avec un gros triathlon deux semaines avant le marathon
– Plus simplement, est-ce que 2h50 ce n’étaist pas trop ambitieux ?

Pendant 15km, c’est long. trop long.

Puis je finis par me demander si je ne dois pas ralentir pour éviter l’hécatombe. C’est la pensée négative de trop, je me mets à penser à tout ce qui fait que je suis arrivé là et à ce pourquoi je vais y arriver, la méthode coué en mieux.

Toutes ces séances d’entrainements avec adidas Runners Bastille, avec adidas Runners Paris, avec les French Frogs, seul dans mon coin.
Tous ces kilomètres parcourus en courant, en pédalant, en nageant, tous ces burpees, ces squats, cette sueur, toutes ces semaines, ces sacrifices. Je n’ai pas fait tout ça pour rien.

Et il y aussi tout ceux qui m’ont encouragé, que ce soit juste avant le départ ou pendant mes entraînements, de vive voix, par message, ou même par un simple like sur facebook.
Le mental reprend le dessus, si je lâche ça ne pourra être qu’à cause du physique.

Passé 15km, je commence vraiment à me sentir de mieux en mieux. Finalement c’est un peu comme toutes ces sorties longues où je faisais 1h de footing avant de courir en allure marathon. Je lève la tête, je lâche un peu la montre des yeux, je n’ai plus mal au pied, je me sens vraiment mieux dans mon allure. J’en profite pour faire ce que j’aime le plus en course : trouver quelqu’un pas trop loin devant et tenter le dépasser, petit objectif par petit objectif.

Je me sens très bien jusqu’au 26-27e km. C’est là que commence le combat du marathon. Je me dis qu’il faut que je garde l’allure au moins jusqu’au 30e km. Je commence à faire mes calculs. Si je passe 30km en 2h maxi, il me reste 50 minutes pour faire 12km ce qui veut dire que je pourrais finir en 4’10/km plutôt qu’en 4’/km.

Je passe le 30e km en 1h59min32sec.
A partir de là, c’est un calcul mental constant, entre deux verres d’eau bus ou versés sur la tête et les jambes.
Dès que ma montre m’annonce une allure supérieure à 4’05/km, je relance pour ne pas perdre trop de temps.

Mais la fête, la vraie, commence un peu après le 33e km.
Ca fait un peu plus d’un an que je me traîne une petite gêne à la cuisse droite qui pointe le bout de son nez de temps en temps, et là elle a décidé que son jour de gloire était arrivé. Je prie pour qu’elle ne me lâche pas et je l’arrose dès que j’en ai l’occasion. Je crois que j’ai dû avoir assez mal pendant 2-3km, puis franchement mal pendant 2 autres kilomètres quand mon mollet droit a décidé qu’il en avait assez fait aussi. Mon seul recours c’est de pousser sur l’autre jambe, ça marche assez bien.

Honnêtement quand j’y repense, je ne sais pas trop comment je suis arrivé au 40e km. Surtout que je le passe en un peu plus de 2h40, donc dans un bon timing.
A cet instant, quand je regarde ma montre, je sais que je peux terminer en 4’20/km environ, oui, cette fois-ci je prends en compte les 200 derniers mètres que j’avais oublié avant.
Mais je n’aurais pas besoin de m’offrir autant de confort. S’il y a bien un moment où je peux me relancer sur un marathon, c’est le 40e km, il ne reste plus que 2km, il faut qu’ils soient beaux. Je me relance bien, je regarde ma montre de temps en temps je sais que je vais plus vite.

En regardant mes temps intermédiaires après coup, je me rends compte que j’ai gagné plus de 10sec/km entre mon allure avant le 40e km et mon allure après.
Quand j’aperçois la ligne d’arrivée, je mets un dernier coup de rein pour bien finir. Je franchis la ligne. Je coupe ma montre qui m’affiche 2h49min10sec, j’ai envie de crier ma joie d’avoir réussi à passer un objectif pareil après en avoir tellement chié, mais mes poumons ont mieux à faire, du coup y a rien qui sort.

Je me dirige vers le ravito de l’arrivée, au moment d’attraper une couverture en plastique pour me garder au chaud, j’aperçois Adnane et Aymerich, on se dirige vers la Racebase d’adidas Runners Berlin et on croise Glenn en chemin, qui signe le plus joli temps : 2h39.

Un bain d’eau glacée, un massage, de la bouffe et quelques photos. Peu à peu, tout le groupe arrive, on discute de nos temps, d’où trouver de la bouffe, de massage et surtout on fait une belle photo de groupe.

– A ce moment, je me demande pourquoi j’ai accepté de rentrer là-dedans – 

– Ça c’est un peu plus agréable –

– un bretzel et une bière, on est bien en Allemagne – 

Et ce beau week-end touche à sa fin !

Après une telle aventure, j’ai évidemment un paquet de gens à remercier.
Adidas évidemment qui m’a permis de faire ce marathon, les coachs qui nous ont dispensé leur conseil au sein d’adidas Runners Paris.
Mais aussi et surtout, tout ceux qui m’ont accompagné pendant mes entrainements, en courant, en pédalant, tous ceux qui m’ont encouragé et qui m’ont dit que j’allais réussir à passer cet objectif, ma team adidas Runners Bastille qui m’a soutenu.
Enfin mes camarades du week-end avec lesquels je me suis bien éclaté.

Pour les photos, il y en a un paquet que j’ai piquées à Romain Bourven parce qu’il en fait des belles, n’hésitez pas à aller voir sa page !

 

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Conseil #10 : il y a forcément quelque chose auquel vous pouvez vous raccrocher quand vous flanchez, utilisez-le !