Ce dimanche j’ai enfin commencé ma saison de triathlon. Elle aura débuté comme ma saison de course à pied s’est terminée : sous la pluie 

 

L’avant triathlon

On part samedi matin avec Marie chercher notre Drivy et déjà, il pleut. On se dépêche de ranger nos affaires et d’accrocher le vélo sur le porte-vélo et on est partis.

Direction FEINS ! 

Euh du calme.

On va d’abord faire un petit tour au Mont-Saint-Michel pour voir s’il est aussi beau en vrai qu’en photo.

Après une pause déj’ et un trajet parsemé de 8 rayons de soleil, ceux-ci ont été consciencieusement comptés, nous arrivons au fameux Mont normand. 

On décide de faire le trajet aller entre le parking et le Mont-Saint-Michel, d’environ 3km, en navette parce qu’on a la flemme. On visite parmi les pavés, les touristes et les boutiques dignes de Disney.
Sans surprise nous décidons de manger une glace au chocolat pour se récompenser de cette randonnée de 1km avec 70 D+.

 – petite dédicasse à G.L. –

 

Et, pris dans un élan d’enthousiasme, à ce jour incompris, on entreprend de retourner au parking à pied pour une belle balade. Quelle erreur !

C’est évidemment le point de non retour atteint qu’une bonne grosse pluie des familles s’invite et nous nous retrouvons trempés jusqu’à l’os. Chouette week-end. 

Moralité, la flemme aurait été un meilleur choix pour le retour.

On reprend la voiture, direction notre logement pour la nuit et un repos bien mérité avant le jour J !
Le triathlon de Feins

On arrive un peu en avance à l’Etang du Boulet de Feins. On regarde l’arrivée du format S et on espère que la pluie annoncée n’arrivera pas.

Personnellement, je caresserai ce doux espoir jusqu’à 10 minutes avant le départ.

Le brief d’avant course se fait sous une pluie franche, obligeant l’un des intervenants à soulever de temps en temps la bâche qui lui sert de toit pour déverser le trop plein d’eau.

On a le droit à un bref rappel des règles, on nous dit de faire attention sur le parcours vélo notamment à cause de la pluie et on nous envoie vers le départ.
La natation

Programme de la natation, 2 boucles 750 mètres avec une sortie à l’australienne.

Si, comme moi, tu n’es pas un expert en triathlon et que tu te demandes ce qu’est une sortie à l’australienne, sache que, non, on ne te demandera pas de nager jusqu’en Australie, en revanche on te demandera de sortir de l’eau pour courir un peu sur la plage avant de retourner nager la deuxième boucle.

Le top départ est donné, tout le monde commence à courir dans l’eau, jusqu’à ce que leurs pieds rencontrent les cailloux pointus du fond. Le fond étant justement un élément manquant, on marche sur 50m avant de pouvoir nager.

 

– ça tombe bien, les kangourous ne sont pas très accueillants –

L’eau était à 20,1°C, j’étais donc en combi. 

Par peur de prendre des coups dans les débats, je suis parti dans le fond. Je n’aurai pas dû, j’ai souvent été bloqué et j’ai eu du mal à dépasser.

Le 2e bémol, c’est que sur la 2e boucle, j’avais visiblement perdu tout sens de l’orientation aquatique et je nageais souvent trop à gauche. J’ai donc souvent dû me remettre dans l’axe de la bouée.

Vu le peu de fond et le sable, l’eau n’était pas très claire mais la natation s’est globalement bien passée.

Au final, je sors de l’eau en 28’19. En dehors du temps, j’étais plutôt satisfait, je ne me suis pas non plus fait du mal et c’était plutôt agréable.

Allez je file vers l’aire de transition.

– sur le chemin de la 2e boucle –
L’aqua-bike

Après une transition un peu longue pendant laquelle je me suis équipé, bu un peu de powerade et mangé une barre, j’enfourche mon vélo et je pars pour 4 tours de 10,2km.

Le parcours est une peu valloné et plutôt plaisant. Il y a deux grosses difficultés :

– le demi-tour entre chaque boucle qui doit se faire autour d’une botte de foin #TriathlonChampêtre.
Pour la petite histoire, Marie m’a raconté qu’un mec s’est pris cette fameuse botte sur un demi-tour.

– la pluie battante

La route n’est pas toujours très lisse, et j’hésite à certains endroits à me coucher sur mon prolongateur. Finalement je gagne peu à peu en assurance et tout se passe très bien.

Je prends le soin de bien freiner avant chaque virage que je passe un peu lentement, mais je privilégie la sécurité. Je me sens bien sur le vélo et dans l’allure.

– la botte de foin en question et moi –

 – ça n’a pas marché et la pluie a continué –

Je fais aussi attention à manger et à boire pendant ces 40 kilomètres et quelques pour ne pas manquer d’énergie sur la course.

J’anticipe toutes questions en vous rappelant que non, la pluie ne suffit pas à s’hydrater.

Mis à part la pluie, la partie vélo m’a vraiment plu. Les montées et descentes sont finalement assez ludiques.

Je descends du vélo et c’est parti pour la tant redoutée T2.

 

L’aqua-running

Après une deuxième transition un peu longue (j’ai un peu galéré à enfiler mes chaussettes et mes chaussures), je pars courir, toujours sous la pluie.  

Autant dire que je ne suis pas serein, je garde de très mauvais souvenirs de l’enchaînement vélo-course à pied. J’avais notamment pensé à m’arrêter à Chantilly après 3km de running tellement j’avais mal aux jambes.

Depuis, je me suis un peu entrainé en allant courir 15-20 minutes après mes sorties longues de vélo alors j’espère que ça se passera mieux cette fois.

 – ce que je redoutais – 

POINT MIRACLE DE L’ENTRAINEMENT

L’enchaînement s’est franchement bien passé.

Je sens bien que mes jambes ne sont pas d’une fraîcheur incroyable mais je me sens assez bien.

La partie course à pied est assez compliquée. Il y a 4 tours de 2,5km avec une belle bosse et pas mal de boue.

Mais j’ai globalement de bonnes sensations, surtout comparé à mes triathlons passés. Du coup j’ai un rythme correct, sans complètement taper dedans non plus.

Je termine mes 4 boucles en 40’49 et je suis vraiment très content de mes sensations.

Ce qui n’a pas changé, c’est que je me suis senti le mieux sur les derniers kilomètres.

– ce qui est arrivé – 

Le bilan

Je termine le triathlon en 2h31’45”.

Je suis assez content de mon temps et de mes sensations sur ce tri qui ne s’est pas déroulé dans des conditions idéales et c’est peu de le dire.

Le gros point positif, c’est l’amélioration de mes sensations sur la transition vélo-course à pied, notamment comparé à mes expériences précédentes.

– à l’arrivée, trempé mais content –

Sur les points à améliorer :

Je pense que je peux gagner du temps en natation d’abord. Il faut que j’arrête de partir derrière pour me retrouver bloqué ensuite, ça n’a pas de sens. Surtout que j’ai quand même failli me prendre un coup de pied. De plus, je crois que je peux appuyer un peu plus sur mes bras pour nager plus vite. Là j’étais quand même un peu pépère.

Ensuite, je dois améliorer mes transitions, j’y ai passé plus de 6 minutes sur les deux transitions cumulées.

Sur l’organisation et le triathlon de Feins en lui-même, je le recommande vivement. Tout s’est bien déroulé et il n’y a pas eu de couac. 
En plus, il y avait un sacré niveau. Vous irez jeter un oeil au classement si ça vous intéresse. Ne me cherchez pas sur les première pages !

Prochain triathlon : Cayeux-sur-Mer le 5 août ! Je ne suis pas sûr d’arriver à améliorer la nat’ avec ma première en pleine mer, en revanche, je tâcherai d’être meilleur sur mes transitions.

La big dédicasse

Un grand merci à ma chérie, Marie, qui m’a suivi pendant ce week-end pluvieux et qui a endossé tour à tour les rôle de GPS, de photographe et d’intendante et qui m’a attendu dans la pluie et le froid. Gros bisou.

– <3 –

Titres auxquels vous avez échappé :

En Feins, la saison tri.

Le Feins du fin, c’est le tri de Feins.

Après un tri, j’ai Feins.