C’était le premier objectif de ce début d’année : passer le cap des 35 minutes sur 10km, soit 3’30/km.

35 minutes ça va vite, les kilomètres s’enchainent rapidement, mais ça passe lentement, le temps est comme ralenti au fur et à mesure que les jambes se durcissent.

 

La course

Dimanche dernier j’ai participé pour la 3e fois de suite aux Foulées de Vincennes, qui reste mon 10km préféré. Le parcours est plat, roulant et comporte assez peu de virages. Surtout, il y a cette ligne droite en faux-plat descendant entre le 7e et 9e km que j’aime à chaque fois, mais j’ai crû comprendre que peu l’appréciait.

deux boucles : la première de 4km environ et la deuxième de 10km moins 4km environ (do the maths) – 

La prépa

Après avoir appliqué un plan trouvé sur internet pour la Corrida d’Issy, je refais les séances que j’avais pour l’habitude de faire. Elles sont souvent trop longues, notamment avec un beau 3x3000m, mais je sais qu’elles fonctionnent, alors ça me suffit.

En parlant de 3×3000 c’est justement la séance que j’ai loupée ! J’ai explosé sur le 2e, du coup je suis moyennement rassuré. Heureusement que j’ai réussi à me remettre sur les rails sur le 3e avec Paul, sinon c’était la crise de confiance. Un peu comme quand le PSG perd 3 matchs de suite.

Un tour aux Foulées de Malakoff avec la 2e boucle du 10km courue en 3’33 m’aura laissé mi-figue, mi-raisin.

 

Une photo publiée par Yohan (@ichocogeek) le

– J’avais sorti ma tenue Power Ranger à Malakoff – 

L’avant-course

Avant d’arriver à Vincennes dimanche matin, je ne suis donc pas tout à fait confiant. Mais finalement c’est normal, j’ai toujours un certain trac avant une course.

Un peu plus stressé que d’habitude, quand même, j’ai fait plus attention dans les jours qui ont précédé la course. J’ai été encore plus sérieux.

J’ai fait mon footing de 20 minutes la veille au matin malgré la pluie. J’ai bien anticipé tous mes repas pour ne pas avoir le  ventre trop lourd le jour J.

J’ai beaucoup réfléchi à comment m’habiller vu que de la pluie était prévue, en plus du froid saisonnier.

– j’ai conclu qu’il valait mieux avoir le moins de vêtement possible pour ne pas trop être alourdi par la pluie –

Le jour J

Dimanche matin je ne me réveille donc avec ce stress qui me tiendra jusqu’à la ligne de départ.

Je retrouve un bout de ma team au métro Bastille, je croise Norbert, j’essaie de penser à autre chose. Arrivé sur place, je me change rapidement et m’éclipse vers l’échauffement.

30 minutes d’échauffement, une photo de groupe avec Bastille

– beaux et pas encore mouillés – 

et je vais dans le sas retrouver Jocelyn, Glenn (top 20 ! Bravo), JR, Antho et d’autres… On a tous le même objectif de passer sous les 35 minutes. C’est à ce moment que la pluie décide de tomber.

Et c’est parti !

Ca bouchonne un peu sur les premiers mètres, du coup je ne passe pas le 1er kilomètre en 3’30  mais je me dis que je rattraperai ça.

Au début de la course j’ai l’impression d’être assez lent. D’ailleurs à chaque fois que je regarde l’allure instantanée sur ma montre, je suis au-dessus de l’allure cible.
C’est quand je passe le 3e kilomètre que je me rends compte que j’ai en fait 10 secondes d’avance. 

– moralité : ne vous fiez pas à l’allure instantanée de votre montre – 

C’est à ce moment que je me dis que j’ai les moyens d’atteindre mon objectif, j’ai une petite avance mais qui reste assez confortable pour un 10km, sauf si j’explose évidemment.

Le gros coup dur arrive pendant le 7e km. A la montre je le passe en 3’44, ce qui est un sacré retard. Il y a un petit faux plat montant entre les panneaux 6 et 7 et je le sens bien sur la course. Je passe le 7e km avec 2 secondes de retard, je serre les dents et je me dis que j’utiliserai la loooongue ligne droite en faux-plat descendant pour me rattraper. C’est un peu après ça que je rattrape Antho qui a visiblement subi en même temps que moi alors que Benjamin, a bien géré et nous a rattrapés tous les deux pour nous laisser sur place.

Je relance du mieux que je peux sur la ligne droite, avec la descente j’ai nettement moins mal aux jambes, mais je souffre quand même. On se motive mutuellement avec Antho, on va le passer ce cap !

Revoir toute l’équipe de supporters d’AR Bastille permet de me relancer une dernière fois pour les 1500 derniers mètres. Merci les copains !

A 400 mètres de l’arrivée, Séb nous complimente sur notre look, il n’oubliera pas de nous complimenter sur nos chronos après !

– en même temps, c’est vrai qu’on est swag –
photo Sow Style

Dernier virage et c’est la ligne droite, Antho part en sprint, je suis bien incapable d’en faire autant, c’est bien la première fois que ça m’arrive sur un 10km. Je vois le chrono officiel défiler au fur et à mesure que je me rapproche et quand je passe enfin la ligne je sais que j’ai atteint mon objectif de 35 minutes ! Chrono officiel : 34’53. Bien content.

Bilan de la course, comme souvent l’entrainement a payé. Je suis assez satisfait d’avoir réussi à relancer quand il fallait, j’ai bien géré ma course malgré un sacré coup de mou.

Enfin, je suis heureux d’avoir pu trouver des barres de chocolat et du chocolat chaud au ravito d’après-course.

 

Bonus

Après avoir couru le 10km « compétition », j’ai emmené Camille sur le 10km « loisir » et on a tapé son RP aussi ! Une pierre, deux coups comme on dit.

Prochain objectif

Le semi de Paris ! Je tente le 1h18. Après avoir fait la reco du nouveau parcours je peux vous dire que ça ne va pas être simple !